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Chronique du Monde des Ténèbres, Jeu de rôle par forum.
 
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 [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée

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MessageSujet: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Mar 13 Fév - 13:55

Le Metropolitan Museum of Art se situe aux abords de Central Park, sur la Cinquième Avenue, entre la quatre-vingtième et la quatre-vingt-quatrième rue.
Les 130.000 m2 du Met abritent plusieurs départements qui pourraient chacun constituer un musée à part entière. Les collections comptent plus de trois millions d'oeuvres, dont plusieurs centaines de milliers sont exposées.



Préambule


* * *

Il était à peu près 21h30. Luigi Capitani venait d’arriver au Met en compagnie de Lucinda. Ils se trouvaient dans le pavillon américain, dans la cour Charles Engelhard. De nombreuses statues de différents artistes trônaient ici et là.
Bien qu’il n’avait encore rencontré aucun autre vampire, Luigi savait qu’ils étaient présents non loin d’ici, et en nombre. Un semblant d’angoisse l’avait gagné depuis qu’il était arrivé. Fort heureusement la présence de Lucinda à ses côtés le rassurait. D’autant plus que celle-ci lui répéta une dernière fois ses précieuses recommandations afin qu’il soit fin prêt pour sa rencontre avec la Famille. Mais tout à coup, tandis qu’elle lui rabâchait une énième fois ses conseils, Lucinda se tut et se retourna brusquement.

_ "Johnston" murmura-t-elle en regardant l’homme qui venait d’apparaître au détour d’une statue. De taille moyenne, la silhouette effilée, il était blond et semblait avoir la trentaine. Habillé d’un costume haut de gamme, probablement sur mesure, il avait tout du parfait businessman.

_ "Combien de fois devrai-je te le dire Lucinda ? Appelle moi Damien" déclara le nouvel arrivant, sourire aux lèvres. Il s’approcha de Luigi et lui tendit la main. "Voilà donc ton infant… Luigi Capitani si je ne m’abuse ? Je suis Damien Edward Johnston. Enchanté."

Luigi lui rendit la politesse. Il remarqua que sa Sire semblait tendue. Johnston, lui, était totalement décontracté quand il reprit :
_ "Veuillez excuser ma grossière interruption mais notre Reine me fait te dire qu’elle souhaite te voir sur l’instant Lucinda, avant que l’Elysée ne débute."
_ "Vous a-t-elle dit pourquoi ?" lui demanda l’intéressée.
_ "Ma chère, le mieux serait de lui demander en personne" répondit Johnston.
_ "Soit…" Lucinda regarda Luigi d’un air inquiet.
_ "Ne t’en fais pas, ton infant est entre de bonnes mains. Notre Reine t’attend au temple de Dendour, en compagnie des représentants de note Ligue qui ce soir seront de la fête. Va sans crainte, et hâte-toi car les hostilités ne sauraient tarder."

Lucinda dut se résigner. Elle salua Johnston et lança un regard complice à Luigi, accompagné d’un léger hochement de tête, avant de partir.

A présent, Luigi était seul avec Johnston. Ce dernier l’invita à se rasseoir sur le banc où lui même s’installa là où se trouvait Lucinda quelques minutes auparavant. Après une courte pause, Johnston brisa le silence ambiant.

_ "Alors Luigi, j’ai entendu dire que tu ne t’étais toujours pas décidé à rejoindre notre Ligue. Est-ce vrai ?"


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Luigi Capitani



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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Mer 14 Fév - 20:43

Luigi se raidit quelque peu. Il ne s'attendait pas à rencontrer si vite le leader de l'Invictus de New York. Et il avait Lucinda pour... "tester" Luigi, pensa-t-il. Il se devait de ne pas mettre Lucinda en position délicate vis-à-vis de sa ligue... tout en se protégeant. Et la meilleure manière de concilier les deux, en cet isntant, c'était d'aller dans le sens de ce Johnston. De toute façon, Luigi savait qu'il finirait pas avoir des propositions de l'Invictus, il avait seulement espéré que celles-ci émanent de Lucinda. Il avait déjà réfléchit à la question, et d'après ce que Lucinda lui avait dit de la société vampirique, il ne pourrait s'en sortir seul dans la Famille. Et l'Invictus semblait le meilleur choix dans son cas.

Evidemment, tout ce qu'il savait jusqu' à présent, il le tenait de Lucinda, qui n'était pas très objective sur ce point, faisant elle-même partie de l'Invictus. Sans s'en rendre compte, il venait pour la première fois de remettre en cause la sagesse et la bonne foi de Lucinda. Il s'en voulait.

Il prit une petite seconde avant de répodnre, un peu troublé:

"-C'est vrai, mais je sais que cette nuit va changer beaucoup de choses dans ma non-vie. C'est la première fois que je rencontre d'autres membres de la Famille, et mes perspectives vont donc évoluer en conséquence. Il va me falloir intégrer une ligue."

Luigi marqua une seconde avant de poursuivre. Il lui sembla que c'était l'occasion de placer un léger suspense et de capter plus encore l'attention de son interlocuteur. Il savait qu'il ne pourrait probablement plus faire marche arrière, et se demanda si Lucinda allait approuver son choix. Mais elle ne pourrait pas le protéger éternellement... Il rompit le suspense en ajoutant, avec un sourire:

"-L'Invictus, évidemment. J'imagine que c'est la nuit idéale pour faire ce choix, n'est-ce pas?"
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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Jeu 15 Fév - 16:15

_ "Tu comprends vite mon cher Luigi. J’aime quand tout est rondement mené."

Johnston avait les yeux rivés sur la statue qui les surplombait, située à quelques pas devant eux. Une femme bandant un arc se dressait gracieusement sur une colonne. Il s’agissait d’une représentation de Diane, déesse de la chasse dans la mythologie romaine. Johnston marqua un silence troublant avant de sortir de ses songes. Il regarda Luigi du coin de l’œil.

_ "Une fois que tu auras prêté serment, nous saurons te trouver une utilité" dit Johnston. Il ne cessait de sourire. "Et puis il est déjà fort probable que notre chère Lucinda se remette à traiter les affaires Familiales, pour le plus grand intérêt de notre Ligue."

Johnston se tourna vers Luigi, passant son bras derrière celui-ci pour le poser sur le dossier du banc. Il croisa les jambes alors qu’il affichait toujours et encore ce rictus si déconcertant. Ses yeux d’un bleu glacial vinrent trouver ceux du nouveau-né, n’arrangeant en rien le malaise que ce dernier pouvait ressentir. Car bien que sa Bête se soit étrangement tu, Luigi était nerveux.

_ "Quant à ta présentation qui aura lieu dans quelques instants, sois tranquille. Elle se passera au mieux étant donné que le Premier Etat te soutiendra" reprit Johnston. "Alors pour le moment, traitons de choses plus insignifiantes. Dis m’en plus à ton sujet par exemple."
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Luigi Capitani



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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Lun 19 Fév - 1:01

Luigi se décontracta un peu. Pour l'instant, tout se passait bien.

"-Je n'ai rejoint la "Famille" que récemment. Lucinda m'a appris les rudiments. J'étais... non, je suis pianiste. Il n'y a vraiment pas grand chose à dire sur moi. Rien qui ne vous intéresserait en tout cas. Je mène une non-vie simple. J'ose espérer que ça continuera ainsi."
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Le Conteur



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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Jeu 1 Mar - 2:05

_ "Mais tout à fait, car quoi de plus simple que de suivre les instructions qu’on te donnera ?" dit Johnston en tournant la tête vers Luigi. Il était évident que sa question n’appelait pas de réponse. Il affichait un large sourire quand il reprit. "Le Premier Etat sait se montrer généreux avec ses citoyens."

Johnston se leva et reboutonna sa veste. Il fit quelques pas en avant puis se retourna en direction de Luigi pour lui parler :
_ "Allons-y Luigi, l’Elysée va commencer. La Famille n’attend pas, et la Rouge encore moins."

Johnston quittait le corridor dédié à l’Art américain en compagnie de Luigi quand il s’arrêta. Il retroussa sa manche pour jeter un coup d’œil à sa montre. Après un court laps de temps, il sembla émerger de ses pensées.

_ "J’allais oublier ; soit le bienvenue au sein de l’Invictus."

Les deux hommes reprirent leur chemin qui les emmènerait dans le grand hall du musée, là où allait se tenir l’Elysée.
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Le Conteur



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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Jeu 1 Mar - 2:15

Tous les lieux désignés comme des Elysées étaient remarquables. Le grand Hall du Met n’échappait pas à cette règle. Habituellement, cet endroit était l’accueil du musée pour ses nombreux visiteurs. Au milieu il y avait le bureau de réception, situé sous deux gigantesques voûtes qui formaient ce Hall si démesuré. Des colonnes soutenaient les balcons où se trouvait, à l’étage, des vitrines d’objets d’arts. Les sculptures et autres ornements muraux contribuaient eux aussi à la majesté du lieu.



Un premier Elysée


* * *

Ce soir là, l’endroit avait été tout particulièrement soigné. Avant chaque réunion Familiale, la maîtresse de l’Elysée, qui n’était autre que la Reine lorsqu’il s’agissait du Met, désignait un vampire pour décorer la cour. C’était une faveur que d’octroyer un tel droit. Aussi, chaque damné s’efforçait de faire mieux que son prédécesseur et dépensait sans compter.
Pour cette soirée, c’était une femme nommée Lavinia Farrow qui était la décoratrice. Une vampire de l’Invictus. Elle avait opté pour d’immenses draperies noires qui allaient du sol jusqu’aux balcons, dissimulant ainsi les accès qui menaient aux restes du musée. Des roses dont l’odeur emplissait l’endroit recouvraient en partie le sol. Certaines étaient piétinées, d’autres non. Le bureau central quant à lui avait été recouvert par une longue tenture rouge. Cela ressemblait à un buffet car il y avait trois grands creusets remplis de sang. Tous étaient accompagnés d’une louche. Les nombreux verres qu’il y avait autour finissaient de faire penser à un sordide punch. Des halogènes situés ici et là composaient une lumière discrète.

C’est donc dans ce décor étrange que Luigi arriva en compagnie de Damien Edward Johnston, apparaissant au détour de l’une des draperies noires. Loin du brouhaha que faisaient les touristes habituels, l’endroit avait un côté solennel. En partie dissimulé derrière des tentures, Luigi put tout de même voir l’affiche promotionnelle d’une exposition en cours au Met ; Le parfait médium : la photographie et l’occulte. Voilà qui prêtait à sourire. Mais Luigi était crispé, bien loin de tout amusement. Sa Bête le tiraillait.

L’atmosphère était terrifiante. Les ombres que dessinaient les nombreuses silhouettes ici présentes oppressaient Luigi. Il ne prit pas le temps de compter mais il y avait plus d’une cinquantaine de personnes qui le scrutaient dans un silence religieux. Non, pas des personnes ; des vampires ! Son instinct lui intima de fuir quand Johnston lui saisit le bras. C’est alors que la peur qui avait gagné Luigi s’évanouit. Johnston souriait toujours et encore quand il lui parla :
_ "Si tu allais nous chercher un verre mon ami…"

Luigi ne put que s’exécuter. En se dirigeant vers le milieu du Hall, il trouva le courage de lever la tête pour mieux voir l’assemblée vampirique. Les Damnés formaient quatre groupes bien distincts :

Le groupe le plus nombreux était celui du Mouvement Cartien. Ils étaient une vingtaine. Certains ressemblaient à des loubards et d’autres à des businessmen… Autant dire que les Cartiens étaient pour le moins bigarrés. Cela leur donnait du cachet. Voir une nana qui avait sa place au sein d’un défilé de mode à côté d’un type qui, lui, semblait venir tout droit des poubelles était pour le moins atypique. Et c’était sans parler de celui qui semblait avoir fondu, la peau tombante, un peu comme si elle voulait prendre la tangente. Ce n’était là qu’un exemple parmi d’autre. Luigi ne les dévisagea pas davantage…

Le deuxième groupe le plus important était celui de l’Invictus. A peu près quinze personnes. Ils étaient tous très élégamment habillés, hommes et femmes confondus. Des derniers smokings et tailleurs en vogue jusqu'à des tenues bien plus rétros pour certains, tous affichaient fièrement leurs luxueuses toilettes. Ceux dont Luigi croisa le regard lui firent un discret hochement de tête. A côté d’eux, il vit Lucinda qui semblait on ne peut plus impassible, légèrement à l’écart.

Le groupe suivant était la Lancea Sanctum. Les bénis étaient au nombre de dix. A première vue ils formaient un groupe homogène. On aurait presque pu les dire ordinaires si ils n’étaient pas si synchronisés. En effet, le visage figé, tous sans exception suivaient Luigi du regard comme si chacun était l’extension d’un autre.

Il y avait six représentants du Cercle de la Sorcière. Luigi remarqua avant tout une charmante jeune femme coiffée de deux longues nattes ; une amérindienne avec tous les colifichets et bijoux qui allaient avec. Le groupe était également formé de deux géants afro-américains, un homme et une femme, ainsi que d’un indien qui arborait un turban. Les deux derniers membres du Cercle étaient plus communs.

Quant à l’Ordo Dracul, ils n’étaient pas encore présents.

Après avoir saisit deux verres, Luigi revint trouver Johnston. C’est alors que comme si de rien n’était, tous les vampires parurent reprendre leurs conversations qu’ils avaient dû suspendre à l’arrivée de Luigi. Car pour le plus grand soulagement de ce dernier on semblait s’être détourné de lui, du moins pour le moment. On entendait maintenant dans le grand Hall du Met les nombreux murmures qui provenaient des diverses discussions tenues ici et là.

Luigi remarqua qu’il y avait des personnes qui campaient sur les balcons. Il devina que c’était les damnés les plus puissants qui avaient leur place là-haut. Des silhouettes surplombaient chacun des attroupements qui s’étaient formés au rez-de-chaussée, certainement en qualité de leader de ces mêmes groupes.
Les balcons étaient tout particulièrement plongés dans l’obscurité mais Luigi parvint à apercevoir l’un de ses occupants. C’était un homme d’origine latine qui lui sourit tout en le saluant d’un hochement de tête. La politesse du personnage paru étrangement sincère à Luigi. Selon son emplacement, il devait s’agir du leader du Mouvement Cartien…

_ "Je devrais être là-haut moi aussi" dit Johnston à Luigi, le ramenant en bas. En souriant, il reprit. "Mais le fait que je me trouve à tes côtés ne fera que soigner ton entrée. Viens, allons rejoindre nos frères, notre Reine ne devrait plus tarder." Les deux hommes se dirigèrent vers le groupe que l’Invictus avait formé. Johnston présentait brièvement le nouveau venu aux membres du Premier Etat quand soudainement le silence gagna la salle. Luigi se retourna et vit que trois nouvelles personnes étaient arrivées.

L’Ordo Dracul se trouvait dans le grand Hall. Dulce, le Chroniqueur et Liz étaient maintenant face à une cinquantaine de vampires. A l’étage, deux individus apparurent. L’un d’eux était le Seigneur Vitaly, le leader de l’Ordo Dracul.

Alors que les silhouettes qui siégeaient sur les balcons toisaient le reste de l’assemblée, les discussions reprirent de plus bel. Tous parlaient des nouveaux venus, ceux qu’on appelait les Dragons. Il y avait tout d’abord une jeune femme qui devait avoisiner les deux mètres et qui était aussi fine que grande, ainsi qu’un type drôlement sapé aux longs cheveux blanc qui souriait. Aux milieu de ces deux là se trouvait quelqu’un de moins voyant. Il s’agissait d’une métisse afro-américaine, et c’est celle-ci qui était au centre de toutes les conversations.

De son côté, Luigi entendit ses nouvelles connaissances parler de cette femme en des termes pas toujours reluisants. Apparemment elle aussi serait présentée à la Famille ce soir. Bien que de nombreux damnés la dévisageaient, la femme nommée Liz paraissait imperturbable, l’air déterminé.

Les discours allaient bon train ça et là quand des projecteurs s’allumèrent soudainement. Les balcons étaient dorénavant éclairés quand un homme qui s’y trouvait s’avança.

_ "Levez vous !! L’Elysée va commencer !!" cria celui qui s’appelait Brett Hesther, le sénéchal de la cour vampirique (membre de l’Invictus). Sa puissante voix résonna dans tout le hall pendant de longues secondes jusqu’à ce que l’écho s’évanouisse. Le silence était alors revenu, plus un murmure ne se faisait entendre. Hesther posa alors un coffret sur le bord du balcon. Il l’ouvrit pour en sortir ce qui ressemblait à une épée qu’il tendit d’une façon solennelle à la personne qui venait d’apparaître derrière lui.

La Reine Derry Rowan saisit l’épée qui s’avéra être un sabre qui devait dater de la guerre de sécession. La lumière se réfléchit sur la lame empêchant l’assemblée de voir la Reine. Lorsque le reflet disparut, il laissa place à une ravissante femme qui paraissait avoir la trentaine. Elle mesurait environ 1m70, avait une peau semblable à de là porcelaine et elle affichait une coiffure sophistiquée. Ses cheveux étaient plaqués en arrière d’une manière complexe qui se finissait en une longue tresse. Sa chevelure était rouge feu, une couleur flamboyante qui ressortait d’autant plus qu’un élégant tailleur noir habillait la Reine. Cette femme était le parfait mélange entre l’allure de la plus chic des présentatrices d’info et le sex-appeal de la plus belle des miss météo. Mais on ne s’y trompait pas ; sa prestance était baignée de fermeté. A juste titre, et même si personne n’oserait jamais lui suggérer, un fouet devait sûrement mieux lui correspondre que ce sabre qui servait au décorum de la cour vampirique.

_ "Nous sommes maudits" commença la Reine Rouge. "Oui nous nous nourrissons de sang… Mais nous ne sommes pas des parasites pour autant car notre humanité persiste." Elle marqua une pause le temps d’envelopper du regard toute l’assemblée qu’elle surplombait. "Le fait que nous soyons ici réunis en si paisible assemblée l’illustre à merveille. Certes nous sommes des prédateurs, solitaires de surcroît, et c’est pourquoi nous sommes là ce soir ; pour contrecarrer nos instincts premiers. Et nous y parvenons admirablement bien comme en témoigne cette cour, tout comme en témoignent nos Ligues… Voilà tout ce qui fait de nous des créatures humaines. Ce soir, toute notre valeur est ici présente !"

Le discours de la Rouge sembla faire son effet sur les damnés. Nombreux étaient ceux qui l’applaudissaient, toutes Ligues confondues. Il était toutefois difficile de différencier les sincères des fallacieux.

_ "Je vous remercie mais je vous en prie, rasseyez vous" reprit la Reine. Mis à part ceux qui étaient également présents sur les balcons, tous les damnés s’assirent sur des bancs qui avaient dû être installés pour l’occasion. Rowan continua. "Ce soir, avant d’aborder des sujets plus ardus, notre Famille va s’agrandir de deux nouveaux membres…"

Sans qu’il s’en rende vraiment compte, Luigi était debout quelques mètres devant les représentants de l’Invictus. Deux trois pas derrière lui, Johnston était le seul autre qui n’était pas assis, avec Liz. Non loin de là, elle s’était avancée pour répondre à la présentation à venir.

_ "Mes chers nouveaux-nés, présentez-vous" déclara la Reine.

Tous les regards de cet étrange rassemblement étaient alors tournés vers Liz et Luigi.


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the Chronicler



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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Jeu 1 Mar - 12:22

Le moment est enfin arrivé. The Chronicler ne peut dissimuler son anticipation de ce moment tant attendu qui pourrait boulverser tant de choses. Tranquillement, après avoir salué de la tête les quelques damnés qu'il connait, il va s'asseoir dans un coin et sort son calepin pour établir une liste des Vampires présents. Il a longuement travaillé sur les chartes des Vampires New Yorkais, et pour chaque visage, il trouve un nom, souvent un Clan, voir un Sire. Une fois sa liste complêtée, il poursuit son observation, s'attachant aux petits détails du comportement de chacun, des paroles échangées en messes basses, un regard inquiet ou conspirateur, des signes de nervosité ou de culpabilité. Après tout, deux Vampires ont connu la mort ultime il y a peu. Quelles sont les chances que les coupables soient dans cette assemblée ? Etant donné le nombre de représentants du Sang ici, the Chronicler est certain qu'au moins quelques uns en savent plus qu'ils ne le révèlent.

Il a donc fait disparaître son calepin et se promène seul, regardant de ci de là, laissant trainer ses oreilles et ses yeux, mais sans briser les limites de la décence. Le paysage est suffisament houleux pour ne pas qu'il en rajoute avec son inquisition mal placée.

Il n'a cependant pas beaucoup de temps pour observer, car bientôt, le Senechal se lève et demande le silence. Le Daeva s'en retourne donc aux côtés de Dulce et écoute attentivement le discours de la Reine, notant autant de détails que possible dans sa mémoire. Puis elle appelle à elle ses nouveaux-nés, et the Chronicler ouvre grand ses sens, attentif à la moindre réaction dans la salle lorsque Liz et le nouveau membre de l'Invictus se présenteront.

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Liz



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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Jeu 1 Mar - 17:51

Je déglutis avec difficulté. L'heure était venue, et je n'avais pas intérêt à faire de gaffe. Annoncer que je n'avais pas de père serait déjà suffisamment difficile : il allait falloir que je fasse passer la pilule. Et autant le faire dès maintenant, sans attendre que l'autre nouveau-né ne prenne la parole.

Tâchant de maîtriser l'angoisse qui me prenait au ventre, je m'avançai vers la reine et plongeai mon regard dans le sien, avant de m'incliner profondément. Je me redressai lentement, tentant de faire abstraction de l'atmosphère pesante.

Bonsoir. Je me nomme Liz et je viens de la Nouvelle-Orléans. Je fais partie du clan Mekhet depuis maintenant quelques mois et j'appartiens également à l'Ordo Dracul.

A ces mots, je jetai un rapide coup d'oeil au balcon où se tenait le Seigneur Vitaly, puis reportai mon regard sur Derry Rowan.

J'aurais aimé ce soir pouvoir vous donner le nom de mon père... Malheureusement, cela m'est impossible. Je ne sais absolument pas qui est responsable de ma condition actuelle. Et j'en suis la première navrée. J'espère cependant le retrouver un jour pour mériter pleinement ma place parmi vous.

Je m'arrêtai là. Admettre que j'avais besoin de connaître l'identité de mon père pour être parfaitement acceptée au sein de la communauté vampirique n'était pas chose aisée pour moi, mais la réaction du Chroniqueur face à mon arrivée dans l'ordre m'avait suffisamment servi de leçon sur les comportements vampiriques pour que je reste humble face à la reine.

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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Mar 6 Mar - 2:17

Luigi était légèrement anxieux. Ferait-il bonne impression? Cette assemblée l'intimidait un peu... et la Reine encore plus. On dit que la première imrpession est toujours la bonne... celle qu'il laisserait à la Reine était donc cruciale cette nuit.
La vampire qui venait de se présenter n'avait pas hésité...

Luigi s'avança à son tour, avec assurance... toute celle qu'il avait pu rassembler du moins. Il prit un ton solennel.


Bonsoir madame. Je suis Luigi Capitani, du clan Daeva, et mon Sire est Lucinda de l'Invictus. Je fais également partie de l'Invictus depuis vraiment très peu de temps. C'est un honneur pour moi de me présenter enfin à vous.

Concis, sobre... Luigi espérait que la Reine apprécierait.

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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Mar 6 Mar - 9:36

The Chronicler joue avec sa canne noire au pommeau argenté, la passant machinalement d'une main à l'autre. Tous ses sens sont en éveil, et son attention s'exacerbe d'autant plus lorsque sa protégée révèle à l'assemblée qu'elle ne connaît pas son sire. Le clou du spectacle ! The Chronicler observe la foule, essayant de percevoir des moues méprisantes du côté de l'Invictus et quelques dévots se signer du côté de la Lancea Sanctum.

Cette révélation rajoute du relief à la nouvelle arrivante. Qu'a pensé le Vampire qui l'avait condamné à rejoindre nos rangs contre son gré ? Etait-ce une sentence ou une récompense ? Elle n'a sûrement pas d'autres choix que de le prendre comme une punition. La condition vampirique est une malédiction, et même si l'ordre nous permettra un jour de la transcender, elle ne nous arrache pas moins à notre vie humaine. Lorsque notre sire est là pour nous guider, nous montrer la voie afin que, malgré notre laideur, nous puissions encore marcher parmi la beauté et la simplicité des êtres humains, la transition, bien que difficile, est acceptable lorsque l'on considère les bénéfices. Mais affronter l'éternité seul, sans guide, et même avec un mentor tel que le seigneur Vitaly ? La jeune damnée doit se sentir bien seule. Pas étonnant qu'elle soit aussi agressive. The Chronicler a fait confiance au seigneur Vitaly qui assurait qu'elle méritait une seconde chance. Désormais, il entrevoit une raison qui pourrait expliquer pourquoi.

Après cela, la présentation de Luigi semble banale, mais the Chronicler n'a pas le droit de sommeiller, il lui faut observer. Lorsqu'il annonce d’ores et déjà son appartenance à l'Invictus, the Chronicler tourne son attention en particulier vers les Carthiens afin de voir comment ils réagissent, eux qui viennent de se voir arracher deux membres par la mort ultime.

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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Mar 6 Mar - 11:35

Le regard de la Reine était plongé dans celui de Jean. Lorsque celle-ci finit son allocution, la Rouge acquiesça en hochant la tête. Au même moment, déjà nombreux étaient ceux qui à voix basse échangeaient des remarques au sujet de la nouvelle venue. Parmi ces bavards, on pouvait voir les visages des Bénis figés par la sévérité de leur expression. Certains représentants de l’Invictus portaient un regard dédaigneux sur Liz tandis que ceux du Cercle semblaient tout ouïs. Quant aux Cartiens, ils chuchotaient entre eux nombre de commentaires qui ne devaient pas être forcément plaisants.

C’est alors que l’assemblée se tut à nouveau car Luigi Capitani se présenta. Une fois son annonce terminée, nul ne rompit le silence. L’atmosphère ambiante était étrange, comme si le temps s’était figé. Tous étaient tournés vers lui, à croire que Luigi avait un morceau de salade entre les dents. Etait-ce par rapport à ce qu’il venait de dire ? Apparemment oui…

Le malaise s’évanouit qu’au bout d’interminables secondes lorsque la Reine prit la Parole :
_ "Et bien, ma chère Liz, mon cher Luigi ; soyez les bienvenues au sein de la Famille de New York !"

Dès lors, les bavasseries reprirent de plus belle dans le grand Hall. Le chroniqueur avait été attentif à ce qui venait de se dérouler. Il nota en particulier l’embarras qui gagna l’assistance lors de la présentation de Luigi. C’était comme si certains savaient quelque chose mais qu’ils ne le disaient pas. Nombreux étaient ceux qui apparurent nerveux au moment ou le nom de Lucinda fut prononcé. Mais selon toute vraisemblance, tous n’étaient pas au fait de ce mystère. Mark vit d’ailleurs un Cartien rappeler à l’ordre l’un de ses camarades, lui intimant de se taire, alors que celui-ci s’apprêtait à persiflé Luigi durant sa présentation. C’était pourtant là le comportement logique auquel on aurait pu s’attendre de la part du Mouvement. Voilà qui était étrange. Pour finir, le Chroniquer aperçut au niveau des balcons la Reine et Nik Korda, le leader des Cartiens, échanger un regard qui souligna davantage la gêne qui régnait ici. Mark n’oubliait pas que le plus important ce jouait là-haut… L’Orchestre de la Danse Macabre.

En ce qui concernait Liz, elle était redevenue le sujet de toutes les conversations. Il ne fallut pas longtemps pour que quelqu’un s’en mêle plus avant. Il s’agissait d’un Cartien. Habillé d’un pantalon baggy et d’une chemise trop longue, des cheveux mi-longs en pétards, ce type paraissait être passé tout entier en machine. Il venait de s’extirper du groupe que sa Ligue formait, à l’instar des Huddle dans le football américain (regroupement des joueurs entre deux actions pour définir la prochaine tactique à mettre en place), lorsqu’il prit la parole.

_ "Permettez que notre nouvelle sœur nous en dise davantage à son sujet" dit-il en s’inclinant face à la Reine. Même les Cartiens montraient à Derry Rowan le respect qui lui était du. Elle était si... redoutable. Elle ne réagit pas à l’intervention de XXL qui continua donc. "Pourquoi avoir quitté la Nouvelle Orléans pour New York ?"

Bien qu’il regardait maintenant Liz, le type s’adressait à tout l’Elysée… Et tout l’Elysée était une fois de plus tourné vers Jean.
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Liz



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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Mar 6 Mar - 21:42

Pendant que Luigi se présentait, j'en profitais pour observer les réactions des autres vampires. Les discussions soulevées à mon égard n'avaient rien de surprenant. En revanche, je ne comprenais pas pourquoi la présentation de ce Luigi provoquait tant de remous. Encore un point de la politique vampirique new-yorkaise qu'il me faudrait éclaircir. Quitte à faire appel au Chroniqueur, qui semblait si au courant de tout ce qui se tramait dans la Famille.

Lorsque ce type débraillé des Cartiens intervint à son tour, je le fixai un moment en silence. Le grand interrogatoire venait de commencer... Je n'en avais pas fini de devoir mesurer mes paroles et faire attention à ce que je disais. Pour commencer, devais-je mentionner le rôle de Phinnaeus dans mon départ de la Nouvelle-Orléans ? Que devais-je révéler de tout ce que j'avais découvert là-bas du monde vampirique ? Le mieux serait sans doute de me montrer assez évasive tout en satisfaisant la curiosité de tous ces vampires avides du moindre faux pas.

Dans ma situation, il m'était difficile de rester à la Nouvelle-Orléans. De mon vivant, j'étais déjà en relations avec quelques membres de la Famille là-bas, et d'après ce que j'ai compris, la situation politique n'était pas des plus propices à mon arrivée. Le pouvoir du prince n'était pas très stable, et plusieurs vampires influents auraient préféré me voir connaître la mort ultime plutôt que je vienne perturber le jeu. Il était préférable pour moi de quitter la ville.

Je jetai un coup d'oeil en coup à Vitaly : approuvait-il ce que j'étais en train de dire ? Ou étais-je en train de descendre encore plus bas dans l'estime de mes "frères" ?

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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Mer 7 Mar - 17:54

Comme à l’accoutumée, le Seigneur Vitaly affichait un flegme sans pareil. Toutefois, Jean remarqua qu’il s’était avancé. Il était appuyé sur le rebord du balcon, où la lumière éclairait alors pleinement son imposante stature. Jean n’était pas la seule à l’avoir remarqué, XXL aussi le vit juste avant qu’il ne reprenne la parole.

_ "Est-ce que… Je…" dit le gus négligé alors qu’il ressentait le poids du regard de Vitaly sur lui. Il se racla la gorge avant de continuer. "Hmmm, doit-on comprendre que vous étiez victime d’une chasse au sang à la Nouvelle-Orlé…"

_ "IL SUFFIT JEUNE GARZA !" L’avertissement foudroyant coupa net la parole à XXL, semblable à un couperet. Toute l’assemblée leva la tête car celui qui venait de parler se tenait sur le balcon. Il ne s’agissait non pas du leader de l’Ordo Dracul mais de celui de la Lancea Sanctum ; le Cardinal Redeemer, un Nosferatu. L’homme jusque là encapuchonné dévoila un visage fin, les joues creusées, qu’on aurait pu dire normal si son front n’était pas couvert de si nombreuses rides. Cela était du au fait que son faciès était comme statufié. Les yeux exorbités et les sourcils écarquillés, il était condamné à cette seule et unique expression. Ca ne ressemblait pas à de l’étonnement mais bel et bien à un masque de sévérité démesurée.

_ "Tu ne sais rien sur la Famille de la Nouvelle-Orléans impudent !" reprit Redeemer. Chaque mot qu’il prononçait était comme un coup de poing pour le jeune Cartien qui reculait peu à peu pour finir par rejoindre les siens. "Ta bouche est pleine de fiel, je ne te permets pas d’aborder ce sujet infant ! Tu en es indigne ! C’est notre Sainte Lance qui gouverne ce Domaine, et ce aujourd’hui encore ! Les desseins retors des nombreux apostats que j’ai reconnu dans les propos de la nouveau-né n’y ont rien fait" Il désigna Liz du bras en la regardant succinctement. Puis, il s’adressa à toute l’assistance. "Nul ne peut venir à bout des damnés qui suivent les préceptes de Longinus. La nature elle-même se doit de capituler comme l’a montrer il y a peu le terrible ouragan qui a frappé ce saint fief sans pour autant en venir à bout. Cela n’a fait qu’illustrer la légitimité du Praxis du Prince béni qui gouverne…"

_ "Mais voilà une interprétation intéressante mon excellence" l’interrompit une jeune femme, d’une voix pleine de malice. Elle aussi se trouvait là haut, à l’opposé du Cardinal. Nonchalamment, elle était assise sur la corniche du balcon. C’était Hadiya (Mekhet), la damnée qui dirigeait le Cercle de la Sorcière. Sa peau était d’un noir ébène tout comme ses longs cheveux. Elle avait tout d’une ombre. Bien qu’il était difficile de distinguer ses traits, elle avait l’apparence d’une jeune fille de dix-sept ans tout au plus. S’adressant à Redeemer, elle continua : "Certains mortels, eux, disent que l’ouragan Katrina fut l’oeuvre de Dieu en personne, afin de purifier la Nouvelle-Orléans de ses pêchés tout comme de ses pêcheurs. Concernant les notre, il est amusant de savoir qu’un Béni y dirigeait effectivement la Famille. Se pourrait-il que Dieu l’ait punit lui et les siens pour leur orgueil à parler en son nom ?"

_ "Vous êtes indécente" lui répondit le Cardinal Rédempteur. Les poings crispés, il était évident qu’il était à deux doigts d’exploser. Mais au lieu de ça, il reprit dune voix monocorde : "Votre comportement est indigne Hadiya. Puisse Longinus vous…"
_ "Maudire ?" riposta-t-elle. "J’ai bien peur que cela soit déjà le cas."
_ "… Vous pardonnez" dit Redeemer.

Tous les visages étaient tournés vers les balcons. On avait suivi l’échange avec attention, sans piper mots. Hadiya et le Cardinal Rédempteur étaient en bonne place parmi les plus puissants vampires de New York. Leur animosité respective n’était un secret pour personne. Alors qu’ils s’apprêtaient à continuer de plus bel, La Reine Rouge les interrompit.

_ "Vous êtes exaspérants mes chers amis. Alors que nous accueillons deux nouveaux membres parmi nous, c’est vous qui vous comportez comme des nouveaux-nés. Je vous prie d’en restez là dès maintenant afin de représenter à nouveau dignement les Ligues que vous dirigez" déclara Derry Rowan. Elle était calme et posée, mais ça ne l’empêchait en aucun cas d’être ferme.

C’est alors que Nik Korda fit un pas en avant pour s’incliner brièvement devant la Rouge. Il toisait de sa personne toute l’assemblée quant il prit la parole :
_ "Notre Reine a on ne peut plus raison. Revenons en à nos nouveaux venus." Korda porta son regard sur Jean. "Je crois que ce que nous voulons tous savoir, c’est comment vous vous êtes retrouvée à New York ma chère Liz. Car sans vouloir vous narguer, je doute que ça soit l’ouragan Katrina qui vous ait ici fait échouer, bien que la date de votre arrivée corresponde si je ne m'abuse ?"

Bien que la question de Korda soit dérangeante, son ton était étrangement avenant. Pourtant, la plupart des Dragons avait dit à Jean de se méfier de cet homme qui d’une façon ou d’une autre ne la ménagerait pas au cours de l’Elysée.

Il lui fallait maintenant répondre…
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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Mer 7 Mar - 18:40

J'avais suivi avec intérêt la joute verbale qu'avait suscité mes paroles, bien que certaines subtilités m'échappent encore. Soulagée de voir que l'attention de tous se portait ailleurs que sur moi, j'en avais profité pour rejoindre discrètement le Chroniqueur et Dulce. Je profitai de ces quelques instants de répit pour souffler à mes compagnons :

Ils vont me pousser dans mes retranchements... Mais qu'est-ce qu'ils me veulent ? Et qui c'est, lui ?

Ajoutai-je en montrant Garza d'un signe de tête discret.

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the Chronicler



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MessageSujet: Re: [Metropolitan Museum of Art] Un premier Elysée   Mer 7 Mar - 18:56

Le Chroniqueur se penche vers Liz pour lui murmurer à l'oreille :

« Garza, Ventrue du mouvement Cartien. Son Sire, Cross, est de la Lancea Sanctum, mais comme vous pouvez vous en doutez, ils ne s'entendent plus très bien. Ce n'est qu'un imbécile, c'est pour ça que les Cartiens le mettent en avant, comme ça s'il dérape, la Ligue mettra ça sur le dos de sa jeunesse et de son manque d'expérience. Ne vous laissez pas faire, il n'a aucune arme contre vous. Ils vous cuisinent pour mettre le seigneur Vitaly dans l'embarras, et pour détourner l'attention de la foule afin que personne ne fasse attention à l'infant de Lucinda. Restez alusive et ne vous laissez pas piéger. »

Alors que the Chronicler explique la situation à Liz, les querelles se poursuivent au dessus d'eux.

« Je suppose que le Seigneur Vitaly vous a mise au parfum de qui sont les grands pontes de la ville, vous devez connaître le Cardinal ainsi que votre soeur qui dirige le Cercle ? Faites plus attention où vous mettez les pieds avec eux, ce ne sont pas des plaisantins. »

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